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Topologie du ciel.

Le topologue habituel fixe le plafond. Parfois, celui-ci crève.

Puis qu’un angle sans aile

est un ange

Et que les anges ont des ailes

c’est que ce sont des angles.

 

Mais si le ciel est infini

il n’a pas d’angles

 

Alors les anges sont-ils des songes

Et les songes sont-ils des mensonges

Et les mensonges sont-ils des mésanges

Et les mésanges sont-elles des anges

 

Car les mésanges ont des ailes

comme les mélanges

Mais avoir des ailes suffit-il

pour être un ange ?

 

Il y a des ailes en enfer

l’aile de la douleur

l’aile des pleurs

l’aile du diable

 

Car enfin si ni les anges

ni les douceurs

ni la peur

du Très-Haut

n’ont d’ailes

comment font-ils

pour voler ?

 

Car pour monter au ciel

il faut au moins une aile

(Marie, elle en a deux

Mariel, lui n’en a qu’une

mais ça suffit)

 

Si sous les sols sont les douceurs

Et qu’au ciel on longe la douleur

 

Si les songes deviennent des langes

Et les mésanges des angles

quand on monte

 

Peut-être vaut-il mieux

descendre en douce

Parmi les flammes et les cendres rousses ?

Barbe bleue – Amélie Nothomb

Barbe bleue.

On l’avait oublié, ce grand bonhomme-là. La première fois que j’ai lu ce conte, c’était au collège, dans un chapitre d’étude du conte. Et cela ne m’avait pas intéressé plus que ça, ne comprenant pas vraiment pourquoi la jeune fille allait spécifiquement là où on lui avait dit de ne pas aller.

Et voilà que ressurgit ce grand bonhomme sous les traits de don Elemirio Nibal y Milcar, noble, exilé, espagnol, esthète, attirant. On sent son charisme dès les premiers mots. Amélie plante radicalement le décor.

Face à lui, Saturnine.

Récemment à la télévision il y a eu un reportage sur le mensonge chez les enfants : comme quoi ils apprendraient à mentir dès 4 ans, et que le mensonge est bon : c’est le début de la vie privée. C’est la jouissance de détenir la vérité.

Barbe bleue s’appuie donc sur cette revendication. Don Elemirio a une pièce secrète, une salle noire. Et Saturnine nous affirme dès le début qu’elle n’y entrera pas : elle résiste au secret parce qu’elle le respecte.

C’est là une des réussites d’Amélie : ne pas se contenter de survoler l’histoire, de passer sur les choses, de réécrire. Non, on plonge dans les entrailles, on atteint le niveau du mythe, que tout le monde partage, sous des formes racontées, traduites.

Musique des mots et des couleurs, aussi. Après tout, la vie est une affaire de plaisirs.

Trouvailles

« Un système autopoïétique est organisé comme un réseau de processus de production de composants qui (a) régénèrent continuellement par leurs transformations et leurs interactions le réseau qui les a produits, et qui (b) constituent le système en tant qu’unité concrète dans l’espace où il existe, en spécifiant le domaine topologique où il se réalise comme réseau. Il s’ensuit qu’une machine autopoïétique engendre et spécifie continuellement sa propre organisation. Elle accomplit ce processus incessant de remplacement de ses composants, parce qu’elle est continuellement soumise à des perturbations externes, et constamment forcée de compenser ces perturbations. Ainsi, une machine autopoïétique est un système à relations stables dont l’invariant fondamental est sa propre organisation (le réseau de relations qui la définit) »

Francisco Varela, Autonomie et connaissance.

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À la recherche du temps perdu, Valentine Varela (avec Andy Gillet)

Andy GILLET – Valentine VARELA – Micha LESCOT